Juin 29

Zika: deux vaccins efficaces sur des souris

Moustiques porteur de ZikaDeux vaccins ont permis de protéger "complètement" des souris de l'infection par le virus Zika, affirment des chercheurs, suscitant "l'optimisme" pour la mise au point d'un rempart contre ce virus à l'origine de lésions cérébrales chez le foetus. C'est "une étape dans le développement d'un vaccin", estime le professeur d'Harvard Dan Barouch (Etats-Unis), responsable de cette étude qui "démontre l'efficacité protectrice" avec une seule injection de l'un ou l'autre des deux vaccins testés. Il s'agit, assure-t-il, de "la première" démonstration d'une protection contre le virus zika "obtenue avec un vaccin" sur l'animal.

Mais plusieurs scientifiques avertissent qu'il faudra probablement des années avant de pouvoir disposer d'un vaccin commercialisé.

Cette étude, publiée dans la revue scientifique Nature, a été réalisée avec deux types de vaccins, un vaccin synthétique à base d'ADN et un vaccin classique contenant une forme inactivée et purifiée du virus. Ils ont donné aux souris une "protection complète" contre une souche de virus Zika du nord-est du Brésil ou de Porto Rico, notent les chercheurs. Pour démontrer l'efficacité de la vaccination, les chercheurs ont inoculé du virus aux rongeurs vaccinés, puis constaté que ces derniers étaient efficacement protégés.

Même si la prudence reste de mise, cette recherche suscite "l'optimisme", selon le Professeur Barouch. Un optimisme partagé par d'autres scientifiques. La durée de l'immunité acquise grâce à ces vaccinations expérimentales sur le long terme reste néanmoins à évaluer. Il n'existe actuellement aucun vaccin, ni traitement pour guérir de l'infection Zika, transmise par le moustique. 60 laboratoires et agences nationales de recherche travaillent sur des vaccins, indiquait en avril l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dont 18 vaccins visant les femmes en âge de procréer. Des essais devraient commencer dès cette année avec les deux types de vaccins utilisés dans l'étude, ainsi qu'avec d'autres vaccins, selon le Pr Barouch. L'épidémie qui sévit au Brésil a déjà touché 1,5 million de personnes et plus de 1.600 bébés sont nés avec une malformation crânienne