Juin 15

L’Allemagne dit non à la polygamie

Le ministre allemand de la Justice a annoncé mardi vouloir durcir la législation contre la polygamie et les mariages avec des mineurs contractés à l’étranger, dont de nombreux cas ont été recensés parmi les réfugiés accueillis dans le pays.

« Personne, parmi ceux qui viennent chez nous, n’a le droit de mettre ses racines culturelles ou sa foi au-dessus de notre loi (…) C’est pourquoi aucun mariage polygame ne doit être reconnu en Allemagne », a déclaré Heiko Maas au quotidien Bild.

La polygamie est interdite en Allemagne mais, dans les faits, les autorités peuvent reconnaître, dans certaines conditions, des unions polygames contractées à l’étranger : par exemple, dans le cas d’un bigame, sa pension ou son héritage peuvent être partagés à sa mort entre ses deux épouses.

Mais M. Maas veut mettre fin à toute ambiguïté. « Chacun doit s’en tenir au droit et à la loi, peu importe qu’il ait grandi (en Allemagne) où qu’il soit nouveau chez nous. Le droit est le même pour tous », a martelé le ministre social-démocrate.

Egalement dans le collimateur de Berlin, les mariages impliquant des mineurs, particulièrement répandus dans des pays comme l’Afghanistan. Selon l’Unicef, les mariages avec des mineures de moins de 18 ans constituent 40% des unions dans ce pays dont les ressortissants constituent l’un des plus importants groupes de réfugiés pris en charge par l’Allemagne.

Juin 15

Tuerie d’Orlando: la colère d’Obama après les propos de Donald Trump

Donald Trump a peut-être fait l’allusion de trop, suggérant lundi qu’on ne savait pas si Barack Obama, qui refuse de prononcer les mots d’« islam radical », était sympathisant des terroristes, en le disant sans le dire, comme il le fait souvent.

Il s’est attiré une réponse cinglante de la part de Barack Obama qui ne répond d’ordinaire pas aux attaques du candidat, et qui n’est pas encore entré en campagne aux côtés d’Hillary Clinton. « Nous avons cette proposition du candidat républicain à la présidence des Etats-Unis qui veut empêcher tous les musulmans de migrer en Amérique. Il suggère que toute une communauté est bienveillante à l’égard de la violence. Ce n’est pas l’Amérique que nous voulons ! » a lancé le président américain.

 « Où cela va-t-il s'arrêter ? Allons-nous traiter les musulmans américains différemment ? » S’est interrogé Barack Obama, en rappelant que les tueries les plus violentes, comme celle d'Orlando, ont été perpétrées par des citoyens américains.

Après avoir fait le bilan de la lutte contre le groupe Etat islamique et avoir lancé un appel à interdire les armes de guerre à la vente aux Etats-Unis, Barack Obama a consacré la moitié de son intervention à démonter la rhétorique de Donald Trump sans jamais prononcer son nom. « La seule contribution de mes "amis" de l'autre bord politique à la lutte contre le groupe Etat islamique est de critiquer cette administration et moi-même pour notre refus d'utiliser l’expression "islam radical". Ils disent que c'est la clef ! Nous ne pourrons pas battre ces terroristes tant que nous ne les appelons pas "musulmans radicaux". Et qu'est-ce que cela changerait exactement ? Mettre une étiquette sur une menace ne la fait pas disparaître ! Il n'y a rien de magique dans la phrase "islam radical" et la raison de ma prudence dans la manière dont je qualifie cette menace n'a rien à voir avec le "politiquement correct". Je me concentre au contraire sur les moyens de combattre l'extrémisme », a insisté Barack Obama.

Pour le président des Etats-Unis, au contraire, ce discours fait le jeu du groupe EI : « Les groupes comme les terroristes de l'Etat islamique et d'Al-Qaïda veulent transformer cette guerre en guerre entre l'islam et l'Amérique, ou entre l'islam et l'Occident. C'est comme ça qu'ils recrutent ! Si nous tombons dans le piège de stigmatiser tous les musulmans sans distinction et implicitement de nous mettre en position de guerre contre une religion dans son ensemble, et bien nous ferons le travail des terroristes à leur place. »

« Il faut cesser d’aboyer et respecter ceux qui agissent », a-t-il résumé. Insistant sur le fait que les propos du candidat Trump sont une insulte pour tous les militaires américains sur le terrain, il a mis en garde les Américains sur la direction que pourrait prendre le pays en cas d’élection du candidat républicain.

Juin 11

Gong final pour Mohamed Ali, sous les fleurs et dans la gloire

Le boxeur de légende Mohamed Ali a accompli vendredi son dernier voyage, celui vers sa tombe, dans une procession mêlant émotion, gloire et ferveur universelles.

L'inhumation dans sa ville natale de Louisville, au coeur des Etats-Unis, a été suivie par une cérémonie d'hommage rassemblant célébrités et représentants de toutes les religions.

Le cercueil de la vedette planétaire a auparavant parcouru 30 kilomètres en corbillard, des milliers de personnes s'étant massées sur le trajet.

"Ali, Ali", ont scandé sous le soleil ces spectateurs, venus pour certains d'Afrique ou d'Asie.

A un moment de sa vie, Mohamed Ali, décédé à 74 ans, fut le visage le plus immédiatement reconnaissable sur les cinq continents.

Ils ont brandi des pancartes, des ballons, des photos, des dessins. Et d'innombrables bouquets de roses qui ont fini par recouvrir le corbillard.

Malgré la longue attente et la chaleur, certains anonymes n'ont pas quitté les gants de boxe qu'ils avaient enfilés en hommage à l'icône du pays.

Le convoi funéraire, rassemblant une vingtaine d'imposantes limousines, a littéralement dû se frayer un chemin à travers la foule dans certains quartiers de Louisville.

Ce fut le cas devant la maison où a grandi celui qui s'appelait alors Cassius Clay.

Pour cet ultime hommage, Toya Johnson, une Noire habitant tout près, avait enfilé un tee-shirt à l'effigie du champion et pris une place à l'ombre des heures à l'avance.

"Il aurait adoré que les gens se rassemblent comme aujourd'hui, alors c'est ce que l'on fait", confiait-elle à l'AFP.

"Il incarnait l'espoir pour tout ce quartier, les jeunes l'ont toujours pris en exemple et ce n'est pas fini!", ajoutait-elle.

Les limousines transportaient les nombreux enfants et petits-enfants de Mohamed Ali, ainsi que des personnalités choisies pour porter son cercueil: le comédien Will Smith et les anciens champions du monde de boxe Lennox Lewis et Mike Tyson.

La procession s'est achevée au cimetière Cave Hill, pour une inhumation de "The Greatest" dans la stricte intimité familiale.

Un "généreux mécène", dont le nom n'a pas été révélé, avait couvert de pétales de roses rouges le chemin final vers la tombe.

Le boxeur aux pas de danseur et poings d'acier repose donc dans son Etat du Kentucky, au coeur d'un pays qui l'a vilipendé ou idolâtré suivant les époques.

Ayant grandi en pleine ségrégation raciale dans une ville où des lieux publics lui étaient interdits, c'est en imperator qu'il y a fait son dernier tour, empruntant des rues baptisées de l'identité qu'il s'est lui-même choisie en se convertissant à l'islam.

Mais, au fait, qui a été enterré vendredi à Louisville? Le petit Cassius Clay, révolté par le vol de son vélo? Le géant des rings, terrassant les poids lourds au fil de "combats du siècle"? L'opposant obstiné à la guerre du Vietnam? L'insupportable provocateur exhibant un gorille en plastique pour se moquer de son rival Joe Frazier?

Ou bien encore le poète de la contre-culture qui "vole comme le papillon (et) pique comme l'abeille"? Le militant attiré par la radicalité version Malcolm X? L'humaniste pacifique prônant la tolérance religieuse?

Eh bien justement, tout cela dans un même homme.

Toutes ces facettes ont été évoquées après le cimetière, lors d'une ultime cérémonie d'adieu dans une salle omnisports décorée de fleurs, du drapeau américain et du drapeau olympique.

Les 15.500 spectateurs ont assisté à une pluie d'éloges et d'anecdotes, à l'image du comédien Billy Crystal qui a relaté comment il était devenu l'ami du géant en imitant sa logorrhée verbale.

"Il nous a appris que la vie c'est mieux quand on construit des ponts entre les gens, plutôt que des murs", a déclaré l'humoriste, en allusion à la promesse du milliardaire républicain Donald Trump d'édifier une muraille sur la frontière mexicaine.

Valerie Jarrett, une conseillère de Barack Obama qui était retenu à Washington par la remise de diplôme de fin de lycée de sa fille aînée, a elle lu une lettre du président et de sa femme.

"Mohamed Ali était l'Amérique. Mohamed Ali sera toujours l'Amérique", a-t-elle dit.

L'ancien président Bill Clinton ne l'a pas démentie, en saluant un "homme libre et de convictions", dont "les choix nous réunissent tous ensemble aujourd'hui".

Avec l'AFP

Juin 11

MTN accepte de payer une amende de 1,7 milliard de dollars au Nigeria

L'opérateur de téléphonie mobile a accepté de payer une amende de 1,7 milliard de dollars au Nigeria, a indiqué le groupe sud-africain ce vendredi, cité par l'AFP. L'opérateur télécoms avait reçu une amende initiale de 5,2 milliards de dollars en octobre 2015, pour avoir échoué à identifier tous ses abonnés au Nigeria.

 « MTN est heureux d’informer ses actionnaires que le conflit avec le gouvernement fédéral nigérian a été résolu, selon les termes suivants : MTN Nigeria a décidé de payer, sur trois ans, 330 milliards de nairas (l’équivalent au taux officiel de change de 1,671 milliard de dollars) au gouvernement fédéral nigérian », selon un communiqué de l’opérateur télécoms sud-africain.

L’opérateur avait initialement écopé d’une amende record de 5,2 milliards de dollars en octobre (ramenée ensuite à 3,9 milliards de dollars en décembre) infligée par l’Autorité des communications du Nigeria (NCC) pour n’avoir pas respecté, en août 2015, l’ordre de désactiver dans un délai d’une semaine toutes les cartes SIM anonymes.

Avant cette mesure, prise pour notamment faire face à la rébellion islamiste de Boko Haram active au Nigeria, il était possible d’acheter une puce sans présenter de papiers d’identité.

Juin 11

Coyah: découverte du corps sans vie d’un enfant en putréfaction

La découverte a eu lieu le jeudi 9 juin 2016 au Kilomètre 36 dans la commune rurale de Manéah, préfecture de Coyah.

Le corps de l’enfant, âgé d’environ cinq ans,etait dans un véhicule abandonné. Aux dernières nouvelles, il a été identifié par ses proches à l’hôpital préfectoral de Coyah où il avait été transporté.

Est-ce un autre cas de sacrifice humain d’enfant ? Rien ne l’exclu car c’est dans la même zone que le corps d’une fillette mutilée avait été trouvé il y a quelques mois sans que cela ne soit élucidé.

Juin 11

La pétition initiée par le député Jean Marc Telliano pourrait-elle déclencher la destitution du fasciste Laadji Alifa Lorra?

Le juriste Mohamed Camara apporte des éléments de réponses sur cette procédure enclenchée par Telliano suite au discours tenu par son ancien allié de 2010, le fasciste Laadji Alifa Lorra, au siège du RPG Arc-en-ciel au micro d’Africaguinee.com.

Selon lui ; « La pétition est un droit garanti à tout groupe de citoyens conformément à l’article 10, alinéa 2 de la Constitution du vendredi 7 mai 2010. »

Mais il ajoute sans férir : « En droit guinéen, si la pétition a un fondement constitutionnel, ses effets par contre ne sont pas contraignants en termes de démission ni de destitution. La réalisation de l’objectif recherché par les pétitionnaires dépend de la volonté de la personne ciblée. Dans une moindre mesure, elle peut seulement servir de déclic pour exhorter les députés à introduire une demande de mise en accusation à l’Assemblée Nationale. Mais, le nombre de signatures recueillies et l’objet de la pétition ne donnent pas droit à la démission d’office ou à la destitution en Guinée. Elle a une valeur incitative des députés, une valeur sociopolitique pour alimenter le débat. »

Pour Mohamed Camara : « la démarche n’a pas assez de chance de prospérer au niveau des députés de la huitième (8ème) de la République de Guinée et ce, pour trois raisons :

1-     L’absence de la Haute Cour de Justice malgré l’existence des textes y afférents ;

2-     La configuration de l’Assemblée Nationale avec 15 formations politiques, marqué par un rapport de force à la guinéenne caractérisé par l’obsession de faire triompher les positions de sa formation politique avec moins de compromis en témoigne le statuquo qui freine l’adoption de leur nouveau règlement intérieur ;

3-     Le fait pour la conférence des Présidents de ne pas prévoir dans l’agenda de la deuxième tranche de la session des Lois, l’élection des 6 députés titulaires ainsi que de leurs suppléants pour la mise en place effective de la Haute Cour de Justice conformément à la Loi Organique 09 du 23 décembre 1991. »

Pour conclure il assure : « Bref, cette pétition est faite pour simplement créer du buzz dans la cité. La démarche juridique la plus solide passe par la procédure devant l’Assemblée Nationale. »

Juin 10

Labé : un citoyen arrive à mettre aux arrêts l’un de ses agresseurs venus le tuer

Dans la nuit du mercredi au jeudi 9 juin 2016, un citoyen du quartier de Madina, secteur Thyndel dans la commune urbaine de Labé, a reçu une visite préméditée de malfrats.

Thierno Mamadou Oury Koubia chez qui ils sont venus dit qu’ils sont arrivés au nombre de 3 vers les 3 heures du matin. Son chien s’est mis à aboyer et sa femme l’a alerté alors qu’il dormait profondement. Lorsqu’il a demandé qui est-ce, ils ont en réponse proféré des injures avant de préciser « nous sommes venu te tuer, soit tu te livres où on rentre te chercher

 Quand il a voulu sortir, sa femme l’en a empêché. Il a profité de l’inattention de celle-ci pour sortir d’une porte dérobée et surprendre ses assaillants. Il s’est battu avec eux et deux entre eux se sont enfuis. Il a pu mettre main sur le dernier qu’il a ligoté. Celui-ci a été remis à la police dans la matinée.

Juin 10

Résurgence de la « maladie du sommeil » à Boffa

De source médicale, la trypanosomiase, couramment appelée maladie du sommeil, sévit à Boffa et environ.  Depuis 2008, on dénombre une centaine de cas recensée Trente-trois malades sont hospitalisés dans le centre de traitement préfectoral au paravent destiné aux malades d'Ebola. Ces cas ont été dépistés dans six villages de la préfecture, au cours d'une campagne de prospection du programme  national de lutte contre la maladie.

Cette résurgence serait causée par la persistance du germe de la maladie dans l'organisme humain, mais aussi le refus de se faire consulter à l'hôpital. « Quand on est piqué par l'agent vecteur qui avait déjà piqué une personne malade, vous devez consulter le médecin durant plus d'un an, avant de vous assurer que vous n'êtes pas atteints », a expliqué le directeur préfectoral de la Santé de Boffa.  Une campagne de sensibilisation est lancée dans la préfecture selon lui.

Juin 10

Les rêves de conquêtes de Bana Blachera, le nouveau chef de Boko Haram

Le raid éclair, massif et meurtrier mené vendredi 3 juin par Boko Haram sur la localité de Bosso, au sud-est du Niger, porte bien l’empreinte de Bana Blachera, le nouveau chef de la secte islamiste nigériane.

De nationalité camerounaise, Blachera n’a pas l’épaisseur idéologique et religieuse de Mohamed Yusuf, le charismatique fondateur de Boko Haram. Il n’a pas non plus « la grande gueule » de son prédécesseur Abubakar Shekau, adepte des shows télévisés et de déclarations fracassantes.

Blachera, c’est plutôt un homme de l’ombre, plus à l’aise dans les opérations de terrain que dans les prêches religieux enflammés ou les joutes oratoires.

Avant de monter en grade, Bana Blachera s’est surtout illustré comme un redoutable logisticien, chargé notamment de l’organisation des filières d’approvisionnement du mouvement extrémiste en armes et en carburant.

Après avoir assis son leadership sur Boko Haram, profitant de l’effacement de Shekau, miné depuis plusieurs mois par la maladie, Blachera a doté son mouvement d’une puissance de feu qui semble avoir fait la différence, vendredi, à Bosso face à l’armée nigérienne.

En effet, outre le nombre important de combattants engagé dans la bataille, la secte islamiste avait aligné à Bosso des moyens militaires dignes d’une armée nationale, obligeant les militaires nigériens à battre en retraite pour se réorganiser.

Juin 10

USA: Obama affiche son soutien à Clinton

Le président des Etats-Unis Barack Obama a annoncé aujourd'hui qu'il soutenait Hillary Clinton dans la course à la Maison Blanche. "Je suis avec elle", a lancé Barack Obama dans un message vidéo diffusé peu après sa rencontre avec l'autre candidat démocrate, le sénateur du Vermont Bernie Sanders, qui a refusé à ce jour de se retirer de la course.

"Je pense qu'il n'y a jamais eu de candidat aussi qualifié pour ce poste", indique Barack Obama dans ce court message vidéo. "Honorée de vous avoir avec moi", a immédiatement répondu l'ancienne secrétaire d'État sur Twitter. "Je suis enthousiaste et prêt à y aller !".

L'équipe d’Hilary Clinton a dans la foulée annoncé qu'un meeting de campagne commun serait organisé mercredi prochain dans le Wisconsin. Déterminé à tout faire pour qu'un candidat de son camp lui succède à la Maison Blanche en 2017, Barack Obama était à la manœuvre depuis plusieurs jours pour s'assurer que les démocrates soient en ordre de bataille derrière Hillary Clinton pour l'élection présidentielle du 8 novembre.