Les guinéens pleurent les bévues du fasciste Alifa Kounkou au point de regretter l’autocrate Lansana Conte
Qui disait qu’après le règne de 25 ans d’un pouvoir totalitaire et autoritaire du feu Général Lansana Conté, le citoyen Guinéen serait encore au cœur d’un régime qui ignore son passé douloureux dans lequel des centaines de personnes se sont sacrifiés pour réclamer le changement ?
Qui disait qu’après le régime oligarchique du CNDD, le citoyen Guinéen serait encore au cœur d’une transition politique qui ne rassure plus aucun Guinéen ?
Aujourd’hui, la Guinée est au rendez vous du compromis politique et de la confusion idéologique entre le pouvoir qui se prend pour le roi du peuple et l’opposition qui se réclame être le choix du peuple. Depuis l’élection précipitée d’Alpha Condé à la magistrature suprême du pays, la Guinée s’est retrouvée dans une impasse politique caractérisée par une transition contenant les germes de l’incertitude, de l’incohérence, de l’incompétence et du manque de volonté politique.
Parlant d’une élection précipitée, le terme est loin de remettre en cause l’élection d’Alpha Condé à la tête de la Guinée. L’idée est juste de mentionner que la transition négociée par la France adoptive d’Alpha Condé et conduite par Sekouba Konate devait plutôt s’inscrire dans la mise en place de véritables et solides institutions démocratiques garantissant à la Guinée un vrai retour à l’ordre constitutionnel et devrait relancer le programme de développement économique et social de la Guinée dans une dynamique institutionnelle impliquant tous les acteurs politiques à œuvrer dans un sens allant dans l’intérêt de tous les Guinéens.
L’excuse serait peut être de ne pas attribuer le titre honorifique de « Président » en parlant d’Alpha Conde ou de « General » en mentionnant le nom de Sekouba Konate. La méritocratie étant un principe d’obtention d’une position sociale fondée sur le mérite et qui exprime le caractère humain de la gouvernance démocratique, elle devrait servir d’attribut pour distinguer nos hommes politiques ; plutôt que de se servir de la mamaya alimentaire pour attribuer des distinctions honorifiques à des hommes qui ne les méritent pas.
La phase de la transition qui situe l’évolution de la situation politique en Guinée est aujourd’hui sur la table du dialogue de la comédie politique pour déterminer les mesures à prendre pour l’organisation des élections législatives qui devraient permettre à la Guinée de sortir de la transition. La troupe théâtrale chargée de faciliter ce dialogue se cache derrière le jeu politique d’Alpha Conde et la naïveté de l’opposition qui manque d’une trame stratégique minimale pour éviter de trainer dans un dialogue animateur et promoteur de la rhétorique « je m’en fou parce que vous êtes des fous » d’Alpha Conde. Le pouvoir est animé d’un désir non négociable de gagner les élections législatives par n’importe quel moyen. Pour cela, tous les moyens sont mis en place par le R.P.G qui est dans la certitude de perdre les élections si elles sont organisées dans la transparence. N’étant pas prêt a négocier cette défaite et ne pouvant pas aller seul aux élections pour mettre en place une assemblée nationale représentative, Alpha Conde compte donc conduire la Guinée et réduire les Guinéens dans la continuité d’une gouvernance « maninkaliste » de son pouvoir qui paralyse déjà le pays.
Conté, celui contre lequel tous les Guinéens se sont soulevés pour réclamer le départ, est aujourd’hui dans le regret des Guinéens. En 25 ans de pouvoir, aucun Guinéen ne l’a accuse de traduire son pouvoir dans une politique qui divise le peuple de Guinée.
Condé, celui pour lequel les Guinéens se sont opposes à Lansana Conté pour réclamer sa libération est aujourd’hui celui qui centre son action politique dans la chasse aux adversaires politiques. Utilisant le complot permanent comme support de mise en œuvre de sa politique machiavéliste de gestion du pouvoir, il arrête et incarcère arbitrairement toute personne qui se constitue en obstacle sur son chemin pour l’empêcher d’instaurer une nouvelle dictature en Guinée. Par manque de volonté politique pour sortir de la présidence du mandingue et entrer dans la présidence de la République en acceptant de mettre en œuvre une politique de développement économique et social qui réunit les Guinéens autour des valeurs et non autour des ethnies, Alpha condé accentue le paradoxe dans lequel se trouve la Guinée et qui explique le compromis politique entre son pouvoir et l’opposition qui n’apprécie pas les actions politiques du pouvoir qui visent a déstabiliser les liens de solidarités naturelles entre les Guinéens et a instaurer une nouvelle dictature en Guinée.
Cette transition a donc servit de cadre politique pour mettre en place les institutions coulisses qui ont permis à Alpha Condé d’être au pouvoir. L’intelligence politique de la France a bien su négocier avec la naïveté de la classe politique Guinéenne qui a idiotement cru a la mise en place d’un cadre institutionnel devant garantir a la Guinée un retour a l’ordre constitutionnel. Alpha Condé est un opposant Guinéen de la classe politique française qui savait d’avance qu’elle ne pouvait pas compter sur le capitaine Moussa Dadis Camara pour exécuter son plan ethno-stratégique devant conduire Alpha Condé a la magistrature suprême de la Guinée. La France s’est donc appuyer sur les atrocités du 28 septembre pour mettre le capitaine Dadis Camara à l’état de non-nuisance.
Certaines personnes diront le contraire mais il serait nécessaire et logique qu’on s’interroge sur certains faits d’ombre existentiels. D’abord on se souvient de l’homme auquel a été dit que la Guinée n’est pas un arrondissement de la France (ancien Ministre Français des Affaires Etrangères devenu aujourd’hui homme d’affaire en Guinée). Ensuite on se souvient de la pression exercée sur le capitaine Dadis Camara pour faire les audits qui devaient être utilisé comme support pour disqualifier Cellou Dalein Diallo des élections présidentielles. En toute logique, la situation sociopolitique de la Guinée d’aujourd’hui laisse forcement croire que la transition conduite par Sékouba Konaté n’a servit qu’a développer une politique ethno – stratégique pour nourrir des intérêts politiques.
Bizarrement, donc, on se demande pourquoi Sékouba Konaté est devenu une exception quand on sait qu’il était parmi les putschistes qui se sont emparés du pouvoir après le décès du General Lansana Conté. Malheureusement, on continue encore de nous dire que Sékouba Konaté était le mieux placer pour conduire la transition parce qu’il n’était pas mêler dans les exactions commises le 28 septembre au stade du même nom. Dans ce cas, pourquoi Sékouba Konaté ne s’est pas appuyer de son courage et de sa combattivité pour démissionner du CNDD et de son poste de Ministre de la défense ?
Sékouba Konaté est en fait un prédateur engager pour la défense de ses intérêts économiques personnels, de ceux de ses amis auxquels il a permis de s’enrichir largement a travers des contrats de prestation au service du CNDD, ainsi que de la France pour laquelle il a garantit la position stratégique en Guinée.
Sékouba Konaté a ainsi plongé la Guinée dans une catastrophe politique et économique exceptionnelle dans l’histoire du pays. Sur le dos d’un peuple qui vit misérablement et honteusement, il s’est enrichit et a remplit ses comptes sécurisés dans des banques en Europe et aux Etats Unis. C’est cet argent qui lui permet aujourd’hui d’offrir des bijoux et des villas aux filles qu’ils désirent dans ses luxueuses maisons. Sa vie est partagée entre les bouteilles de liqueur, les nombreuses maitresses et les multiples visites médicales. Son avenir se trouve dans un cercueil soigneusement préparé par Alpha Condé pour l’accompagner bientôt dans sa dernière et pire demeure.
Nous retiendrons juste que si les manœuvres de la France ne se cachaient pas derrière la transition, Sékouba Konate n’allait jamais conduire cette transition qui a conduit la Guinée dans ce malheur qui frappe la Guinée et qui punit les Guinéens aujourd’hui. Grace à la complicité de Sékouba Konate et d’Alpha Condé, la France s’est facilement débarrasser du Capitaine Dadis Camara qui dérangeait ses hommes politiques et qui menaçait ses intérêts économiques.
L’idée de cet article est loin d’être une incitation a la haine ; mais une alternative pour dégager l’incompréhension des Guinéens sur la situation sociopolitique du bien qu’ils ont tous en commun : LA GUINEE.
Cet article n’est pas une proposition de solutions parce qu’on est loin de trouver seul des solutions qui interpellent tous les Guinéens dans la compréhension du vrai problème de la Guinée qui ne peut se résoudre que par la conscience citoyenne, la volonté politique et l’engagement patriotique de tous les Guinéens. Il serait donc très important que les Guinéens sortent de la préférence démagogique du choix ethnique pour entrer dans la priorité politique et idéologique du choix de la République.
Le changement nécessite forcement le courage de se dire la vérité, de dénoncer les manœuvres politiciennes et les dérives autoritaires, les incompétences politiques et surtout la gestion ethnocentrique de la diversité sociale du pays. L’émergence d’une Guinée démocratique, uni et prospère est possible si les Guinéens dans l’ensemble acceptent de se débarrasser de cette espèce de victimisation et de peur qui n’existent que dans un refus de compréhension des défis du millénaire. Cette émergence doit être construite autour des valeurs culturelles, religieuses et historiques de la Guinée car la solution aux problèmes Guinéens ne se trouvent pas a Ouagadougou ou a l’Elysée. Le mensonge identitaire du Guinéen doit être balaye sur le chemin de la conscience citoyenne. Que ceux qui ne peuvent rien faire n’empêche pas ceux qui peuvent faire quelque chose. Que ceux qui ne veulent rien faire arrête de critiquer l’effort de ceux qui font quelque chose. Que ceux qui font quelque chose pour insuffler le changement et contribuer au développement de la Guinée continuent dans ce cens. Que la Guinée Gagne !!!
Gassimou Diallo (Hollande)



